Petite faune sédentaire
• Lièvre d'Europe
• Lapin de garenne
• Castor d’Europe
• Gelinotte des bois
• Grand tétras
• Perdrix grise et perdrix rouge
• Faisan commun
Le lièvre d’Europe 
(Lepus europaeus)
Ordre : Lagomorphes
Famille : Léporidés
Statut, répartition
Espèce chassable, soumise à un plan de chasse.
le lièvre est présent partout dans le département, son abondance est variable.
Habitat
Le lièvre d’Europe affectionne les zones ouvertes et les plus fortes densités sont observées dans les plaines céréalières, mêmes pauvres en boqueteaux et couverts. Il peut vivre sous une grande variété de climats.
Abondance et évolution
Les prélèvements cynégétiques ont fortement diminué au cours des 30 dernières années, parallèlement à une forte régression de l’espèce constatée partout et jusque dans les années 1990. Depuis, la tendance s’est inversée mais cette reprise reste fragile et l’augmentation des populations est lente.
Intérêt cynégétique
| L'intérêt des chasseurs pour ce gibier, qui était, dans un passé proche, le gibier "traditionnel", reste fort et la chasse aux chiens courants ravit un grand nombre de passionnés. La chasse du lièvre se situe en 3ème position sur « l’indice de préférence » établi en 2003 par la Fédération, derrière le chevreuil et le sanglier beaucoup plus abondants aujourd'hui. |
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L'espèce est soumise à un plan de chasse depuis 1992. Les prélèvements les plus élevés sont réalisés dans la région du Finage (nord Jura). Ailleurs, les prélèvements sont beaucoup moins importants et dans de nombreuses communes, il n'est pas chassé.
Gestion de l’espèce
Le suivi des populations se déroule au printemps par IKA ou Line transect et permet de connaître les tendances d’évolution de ces populations. Ces indices servent à la préparation des plans de chasse.
90 circuits, soit 3943 km, sont parcourus chaque année par les techniciens de la Fédération et les chasseurs bénévoles. On peut ainsi calculer des "indices d'abondance".
Parmi les mesures de gestion appliquées, on repousse l'ouverture de la chasse sur deux pays cynégétiques (Plaine doloise-Finage et Bresse-sud Revermont). Certaines ACCA réduisent les périodes de chasse du lièvre sur leur territoire.
Problèmes et menaces pour l’espèce, enjeux
Le lièvre est sensible à de nombreux facteurs de mortalité: prédation, circulation automobile, machinisme agricole, maladies... Certains de ces facteurs ont aujourd'hui vraisemblablement plus d'impact qu'autrefois. La circulation automobile s'est accrue, l'agriculture s'est davantage mécanisée. Des cas d'EBHS et de tularémie sont enregistrés régulièrement.
Ces pertes importantes peuvent expliquer pourquoi les populations ont des difficultés à retrouver une certaine abondance.
Bibliographie
ONCFS Bulletin mensuel n° 204 (1995); FDCJ bilan du plan de chasse lièvre et suivi pour la saison 2008/2009.
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Le lapin de garenne 
(Oryctolagus cuniculus)
Ordre : Lagomorphes
Famille : Léporidés
Statut, répartition
Espèce chassable.
Autrefois abondant, le lapin doit actuellement sa présence dans le département à des actions de réintroduction.
Il est présent de façon régulière sur 86 communes du département soit 16 % du nombre total de communes (cf. carte de répartition). On entend par présence régulière le fait que la population de lapins se maintienne en partie par reproduction. Ces populations sont quasiment toutes enrichies par des lâchers.
Abondance, évolution
Les prélèvements ont diminué de 34.4 % entre la saison de chasse 1997/98 et celle de 2002/2003.
Habitat
Le lapin de garenne est présent dans des milieux très variés tout en évitant les grands secteurs uniformes (forêts, cultures) et les zones humides. Il affectionne les sols profonds (30 à 50 cm) meubles et filtrants, pour y installer ses rabouillères, les couverts buissonnants comme sites d’alimentation.
Intérêt cynégétique
La faible abondance de cette espèce et la fluctuation de ses effectifs font que peu de chasseurs s’intéressent au lapin. Les détenteurs de droit de chasse sont nombreux toutefois à être intéressés par son développement et cette espèce arrive en 4ème position quand on leur demande en faveur de quelles espèces ils aimeraient intervenir.
Gestion de l’espèce
Le lapin est en fort déclin comme en témoignent les statistiques sur les tableaux de chasse. D’après S. Marchandeau « l’absence de gestion des prélèvements n’est pas le facteur à l’origine de ce déclin, mais il ajoute son effet à celui des maladies et de la dégradation des milieux. En outre, c’est le seul sur lequel le monde de la chasse peut jouer efficacement à ce jour ».
La gestion de cette espèce passe par une amélioration de la gestion des prélèvements, par la prise en compte des dégâts possibles sur les cultures agricoles et la vigne et l’aménagement des territoires. Parmi les préconisations faites par l’ONCFS, il est recommandé de ne pas chasser trop tardivement, une fermeture vers le 15 décembre épargnerait les femelles qui peuvent mettre bas chez nous dès fin-janvier début-février et de prendre en compte la mortalité engendrée par les épidémies qui interviennent souvent en fin d’été.
Le développement des réseaux de garennes compense la perte de zones refuges et il est recommandé d’implanter ce type d’installation pour favoriser la présence du lapin. Les détenteurs doivent veiller à ce que le lapin ne prolifère pas à proximité des cultures agricoles. Pour limiter l’impact sur ces cultures, l’implantation de bandes enherbées intercalées entre les zones refuges et les zones de cultures doit être recherchée. Dans certains cas, la pose de clôture qui est un moyen efficace de protection peut être envisagée.
Problèmes et menaces pour l’espèce, enjeux
La mortalité touche 50 à 80% des lapereaux avant l’âge de trois mois, ce taux peut parfois monter à 95 %. Les maladies (myxomatose, VHD…), les travaux agricoles et la prédation (renard, chat domestique, fouine, corneille…) sont les principales causes de mortalité chez cette espèce (Le Lapin de garenne – plaquette ONCFS).
La banalisation des territoires rend difficile l’implantation du lapin de garenne, qu’il s’agisse de la perte de couverts ou au contraire de la fermeture des milieux et les dégâts que le lapin peut causer sur les cultures (betteraves, vignes…), c’est un frein à sa présence.
Bibliographie
ONCFS (1982) – fiche technique : le lapin de garenne
ONCFS-Stéphane Marchandeau (2005) - La gestion des prélèvements de lapin de garenne.
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Le Castor d’Eurasie
(Castor fiber)
Ordre : Rongeurs
Famille : Castoridés
Statut, répartition
Espèce protégée.
Le castor est revenu naturellement dans le département du Jura en remontant le cours de l’Ain. Le premier indice de présence confirmé date de 1996, il a été trouvé par les agents de la DDAF (JP. Bonnafous) sur le Suran lors de travaux sur le cours d’eau. En 2003 des indices de présence ont été trouvés à Gevry sur le Doubs par T. Barberet, agent à la FDC 39.
* Espèce à ne pas confondre avec le Castor d’Amérique du Nord (présente localement en France).
Source des infos : FDCJ/ ONCFS
Abondance, évolution
Tout le Suran est colonisé et la population ne pourra pas se développer de façon plus conséquente sur ce bassin versant. La découverte d’indices le long du Doubs en 2003 n’a pas été confirmée les mois suivants et ce n’est qu’en 2005 que de nouveaux indices de présence ont été relevés par l’ONCFS à Petit Noir, en limite du département de Saône et Loire où la présence de cette espèce est connue. Bien que l’espèce soit présente également sur la rivière Ain dans le département de l’Ain, la colonisation de la partie haute de cette rivière et de ses affluents (la Valouse notamment) apparaît difficile en raison des ouvrages hydrauliques.
Nous ne disposons d’aucune donnée quantitative sur l’espèce.
Habitat
L’espèce est présente sur des cours d’eau permanents, assez lents ou stagnants et ne gelant pas en hiver. La présence de saules, trembles, aulnes peupliers ou frênes est indispensable. Le terrier du castor est creusé sur les rives des cours d’eau, l’entrée se situe au minimum à 60 cm sous l’eau.
Problèmes, menaces et enjeux
Le réseau national « castor » piloté par l’ONCFS a pour objectif de recueillir des informations sur la présence de l’espèce dans les départements : observations visuelles, indices de présence (empreintes, fécès, chantier de coupe, …). Ce réseau joue également le rôle de conseiller technique pour la prévention des dégâts. Aucune indemnisation n’est cependant accordée, la loi n’indemnise pas les dégâts occasionnés par cette espèce.
Le castor cohabite avec le ragondin et le rat musqué, et les jeunes individus peuvent être ainsi confondus. Une information sur ces zones est alors à envisager auprès des chasseurs et piégeurs afin d’éviter toute destruction accidentelle. Concernant son habitat, des précautions doivent être prises lors des travaux sur les cours d’eau si l’on souhaite maintenir sa présence.
Indice de présence à Broissia. Source : FDCJ / JB
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La Gélinotte des bois
(
Bonasa bonasia)
Ordre : Galliformes
Famille : Tétraonidés
Statut, répartition
Espèce chassable soumise à un plan de chasse.
Le nombre d’attribution est nul depuis l’instauration de cette mesure en 1994.
On rencontre l’espèce de façon régulière au dessus des 750 mètres d’altitude. En dessous de cette limite la gélinotte est présente sporadiquement ou en faibles densités.
Source des infos :
OGM/ONCFS, Evolution de la répartition communale du petit gibier de montagne en France.
Abondance, évolution
La gelinotte a fortement régressé depuis les années 1960 et jusqu’à la dernière décennie, notamment sur les Plateaux inférieurs. Depuis 2001, une tendance à l’augmentation est enregistrée dans le Haut Jura.
Habitat
La gélinotte des bois vit dans les milieux forestiers et ne quitte pratiquement jamais ce couvert protecteur. Pour sa survie, il lui faut deux composantes indispensables :
- Un étage arbustif abondant et diversifié où l’oiseau recherche sa nourriture à la mauvaise saison.
- Une strate de végétation entre 1 et 7 mètres très encombrée, qui lui fournit une protection contre ses prédateurs (autour des palombes, renard et martre).
Intérêt cynégétique et gestion
Chassée jusqu’en 1993, la gelinotte pourrait à nouveau l’être si ses effectifs retrouvaient leur abondance passée. En 1992, un programme Life piloté par le Parc Naturel Régional du Haut Jura a été mis en place et a permis la rédaction d’orientations de gestion permettant de sauvegarder et de sensibiliser les différents acteurs à sa conservation.
Plusieurs techniques sont employées pour suivre ses populations: synthèse des observations, battues d’été, recensement hivernal, enquête présence/absence. Les données sont centralisées par le Groupe Tétras Jura et l’OGM.
Deux techniques donnent des indices plus précis : les battues d’été réalisées sur le Massif du Risoux depuis 1976 et le calcul d’un Indice d’Abondance basé sur l’observation des gelinottes pendant les sorties de chasse. Les résultats figurent ci-dessous.
Problèmes et menaces pour l’espèce, enjeux
La Gélinotte a subi une forte régression de son aire de répartition et de ses effectifs depuis 40 ans. Ce phénomène de régression constaté sur tout le quart Nord-Est de la France a pour origine différents facteurs et notamment les modifications de son habitat. L’importance des autres facteurs n’est pas écartée.
Les partenariats existants
Le Groupe Tétras Jura rassemble de nombreux acteurs autour de la problématique des tétraonidés, c’est un interlocuteur privilégié pour tout ce qui concerne ces espèces. La Fédération Départementale des Chasseurs du Jura est membre du conseil d’administration de cette association. Parmi les actions engagées, l’aménagement de la Forêt du Paradis à Foncine-le-Haut avec la prise en compte de la gelinotte dans le document d’aménagement résulte d’un partenariat entre la commune de Foncine le Haut, l’Office National des Forêts et la FDC.
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Le grand tétras 
(Tetrao urogallus)
Ordre : Galliformes
Famille : Tétraonidés
Statut, répartition
La chasse du Grand Tétras a été interdite en 1974 dans le département du Jura. L’espèce est protégée depuis 1985. Elle est actuellement présente sur le massif de la Haute-Joux, le Plateau du Grandvaux et le Haut-Jura.
Source des infos :
OGM/ONCFS, Evolution de la répartition communale du petit gibier de montagne en France.
Habitat
Le Grand tétras recherche des futaies ouvertes avec faible recouvrement des strates semis-perchis et fort recouvrement de la strate herbacées-myrtilles.
Abondance, évolution
L’aire de répartition du Grand tétras a particulièrement régressé entre 1960 et 1975 dans tous les massifs de basse altitude. Le déclin a continué ensuite d’une façon moins marquée. La situation du Grand tétras s’est encore dégradée au cours de la décennie 1990 et il n’est plus observé que de façon sporadique sur de nombreuses communes du Deuxième Plateau où il était signalé présent au cours de la décennie 1980.
Intérêt cynégétique et Gestion
Même s’il n’est plus chassé depuis trente ans, les chasseurs locaux sont attachés à la présence de l’oiseau et au bon état des populations. Plusieurs suivis sont mis en place sur le département : comptages au chant, synthèse des observations, recensement hivernal et battues d’été pour lesquelles la FDC participe à l’organisation. Les données sont centralisées par le Groupe Tétras Jura.
Sur le massif du Risoux, les battues d’été sont réalisées depuis 1976.
En 1992, un programme Life piloté par le Parc Naturel Régional du Haut Jura a été mis en place et a permis de faire un état des populations de tétraonidés, mettre au point des orientations de gestion permettant de les sauvegarder et sensibiliser les différents acteurs à leur conservation.
Problèmes et menaces pour l’espèce, enjeux
Le Grand tétras a subi une forte régression de son aire de répartition et de ses effectifs depuis 40 ans. Ce phénomène de régression n’est pas particulier au massif Jurassien et les différents travaux scientifiques menés sur le sujet retiennent 5 grands types de causes : les modifications de l’habitat forestier, l’augmentation du dérangement humain, l’augmentation de la prédation naturelle, la chasse et l’épidémiologie. Toutefois, dans le contexte jurassien, les opérations de conservation doivent obligatoirement concerner l’habitat et le dérangement, sans perdre de vue prédation et épidémiologie, la chasse n’étant pas un facteur limitant.
Espèce emblématique du Haut-Jura, le Grand tétras c’est une espèce « parapluie » c’est à dire que sa protection est aussi utile à de nombreuses autres espèces qui partagent le même habitat. Il témoigne de la qualité des milieux.
Les partenariats existants
Le Groupe Tétras Jura rassemble de nombreux acteurs autour de la problématique des tétraonidés, c’est un interlocuteur privilégié pour tout ce qui concerne ces espèces. La Fédération Départementale des Chasseurs du Jura est membre du conseil d’administration de cette association.
Bibliographie
Groupe Tétras Jura (annuel) – Résultat des comptages au Risoux.
Leclercq Bernard (1988) – Le Grand coq de bruyère.
Graf R. F. et al. Revue « La forêt » (2003) - Le Grand tétras-une espèce parapluie en voie de régression-mérite d’être sauvé.
LIFE tétraonidés du Jura (2001) – Orientations en faveur des tétraonidés dans le massif jurassien.
OGM (2001) – Enquête sur la répartition communale du petit gibier de montagne (décennie 1990).
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La perdrix grise et la perdrix rouge
(Perdrix perdrix) (Alectoris rufa)
Ordre : Galliformes
Famille : Phasianidés
Statut et répartition
Espèces chassables.
L’aire de présence régulière, c’est-à-dire les zones où les perdrix se reproduisent de façon régulière, est limitée à quelques communes de plaines. C’est essentiellement les zones de céréalicultures pour la perdrix grise (cf. carte ci-jointe établie pour la période 1998 à 2003) et quelques communes du vignoble pour la Perdrix rouge.
Abondance, évolution
Selon Ogérien, la perdrix grise était « très commune dans le bas jura » au 19ème siècle. Des témoignages plus récents de chasseurs mentionnent sa présence sur les Plateaux jusque dans les années 1970. La situation de la perdrix rouge est moins connue mais si l’on en croit Ogérien, elle était « très commune, se rencontre dans les champs les broussailles de la montagne » au 19ème siècle.
Aujourd’hui les deux souches naturelles n’existent certainement plus, la présence, régulière par endroit de la grise, et plus sporadique de la rouge, est liée aux lâchers réalisés par les associations de chasse.
Habitat
La perdrix grise affectionne les mosaïques de cultures diversifiées, avec au moins un tiers de céréales d'hiver, des chemins enherbés et quelques zones de refuges telles que des buissons ou des petits boqueteaux. Thermophile, la perdrix rouge occupe les régions ensoleillées, elle aime les territoires fermés de haies et de buissons avec cultures.
Intérêt cynégétique
Les prélèvements dépendent essentiellement des lâchers effectués. C’est dans le Pays Dolois que la chasse de ces oiseaux suscite le plus grand intérêt. D’après l’enquête SDGC elle se place en seconde position après le faisan, voir le tableau « Indice de préférence des espèces chassées » et 40 % des détenteurs de droit de chasse de ce Pays aimeraient intervenir en faveur de cette espèce (espèce qui arrive en seconde position dans ce Pays après le faisan 53 %).
Gestion des espèces
La présence des perdrix est maintenue artificiellement par les lâchers. L’amélioration de la situation rencontrée peut néanmoins être envisagée par une gestion plus volontaire de la part des Associations de chasse. Ce projet passe par des actions sur la capacité des territoires et l’application de mesures favorables à ces oiseaux, par l’utilisation de parcs de pré lâchers et l’apport de nourriture, la limitation des prédateurs et la limitation des prélèvements.
Au cours de l’étude nationale sur la perdrix grise, la prédation représente 75 % de la mortalité.
Problèmes et menaces pour l’espèce, enjeux
Les perdrix sont des oiseaux dépendant de l’agriculture ; sans une proportion importante de céréales d’hiver pour la perdrix grise et un paysage bocager pour la rouge il est difficile de conserver des populations chassables de perdrix. Des mesures de gestion telles que la limitation des prélèvements, l’agrainage et la limitation des prédateurs peuvent contribuer au maintien des oiseaux sur les territoires.
Bibliographie
Aufradet (Connaissance de la chasse-1989). Impact de l’agrainage sur une population de perdrix grise naturelle.
FDC 39 (2003).Enquête SDGC, questions 2.24, 3.16
ONCFS/FNC (2003). Etude nationale perdrix grise.
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Le faisan commun 
(Phasianus colchicus)
Ordre : Galliformes
Famille : Phasianidés
Statut et répartition dans le Jura
Espèce chassable.
La présence du faisan n’est due, sur la majorité des communes du département, qu’aux lâchers réalisés par les ACCA. Sur un certain nombre de communes cependant, essentiellement en plaine, sur la Basse Vallée du Doubs là où les ripisylves et friches offrent un habitat favorable, le faisan arrive à se reproduire et à maintenir sa présence tout au long de l’année.
La carte ci-contre représente les communes où le faisan peut être observé à toute époque de l’année, elle montre en même temps les efforts réalisés par les ACCA en faveur du faisan.
Abondance, évolution
Depuis le début des années 2000, grâce aux efforts de gestion des chasseurs on rencontre davantage de faisans au printemps, notamment en plaine : 220 nichées recensées en 2002 par le service technique de la FDCJ. L’espèce reste cependant peu abondante.
Habitat
Le faisan affectionne les milieux diversifiés où dominent les couverts buissonnants. C’est un oiseau de lisière, il ne se plait pas à l’ombre des grands massifs mais recherche les coupes ensoleillées. Il utilise volontiers les parcelles en culture en été.
Gestion cynégétique
Certaines ACCA font des efforts de gestion afin de maintenir des populations de faisans tout au long de l'année, elles sont 47 % à déclarer prendre des mesures de limitation des prélèvements et 37 % d’entre elles « aimeraient intervenir en faveur du faisan » (Enquête SDGC, FDC 39 2003, questions 2.24, 3.16).
Ainsi, au cours des années 2000 à 2003, dans le cadre d’un programme appliqué à grande échelle, diverses mesures réglementaires ont été adoptées pour abandonner les lâchers pratiqués pendant la saison de chasse et limiter les prélèvements. La chasse de la poule faisane a été fermée sur 180 ACCA, elle s’est accompagnée d’un effort sur l’agrainage et la réalisation de cultures (cf. carte ci-dessus). Malheureusement, sur les Plateaux, ces actions n’ont pas eu les effets escomptés (disparition des oiseaux) et petit à petit les efforts se relâchent…
Intérêt cynégétique
C’est dans le Bas-Jura qu’il est le plus chassé. Le tableau de chasse est essentiellement obtenu par les oiseaux lâchés au cours de l’année. Il est en baisse sensible et reflète vraisemblablement une baisse du nombre d’oiseaux lâchés.
Problèmes et menaces pour l’espèce, enjeux
La dégradation de l’habitat et la forte prédation exercée sur cette espèce nous font douter de la possible implantation durable de l’espèce sans limitation de la prédation même sur les territoires les plus favorables.
Si l’on veut chasser le faisan aujourd’hui, on ne peut se passer des lâchers, d’où l’encouragement à l’utilisation des volières de pré-lâchers, ou à ciel ouvert, dites « volières anglaises » qui permettent aux faisans implantés en été d’acquérir un comportement proche des oiseaux sauvages.
Aujourd’hui pour espérer retrouver des souches de faisans sauvages l’effort des chasseurs doit se concentrer sur l’aménagement des territoires, par un partenariat avec les agriculteurs, et la limitation des prédateurs. Cela passe par des programmes agro-environnementaux qui donnent la place aux espaces non-productifs servant de refuges et de zones de nourrissage pour ces oiseaux.
Les partenariats existants
La Fédération qui a assuré la promotion des faisandeaux de souche INRA utilisés pour le programme « volières anglaises » pendant 3 ans à titre expérimental a terminé son contrat, un éleveur professionnel a repris la suite.
Bibliographie
FDC 39 (2003). Enquête SDGC, questions 2.24, 3.16.
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